Archives de cet auteur: L'équipe Galilée

Depuis 2007, la Lettre de Galilée propose une analyse critique et indépendante de l'actualité de santé en France.

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Editorial de la 228 Un premier acte sur les abus, un intermède sur le Mediator, un couplet sur la visite médicale, une levée de rideau sur la surconsommation des médicaments, un coryphée qui se lamente sur la privatisation de la sécurité sociale, une multitude de notes sur des banalités en tout genre, et même un grondement de baryton sur l’aide médicale d’Etat qui privilégierait des gens qui n’ont même pas de papiers… Voici la partition minimale d’une chansonnette populaire qui marche à tous les coups. L’auteur du livre « Santé, le grand fiasco » qui se retrouve en tête de gondole dans les Relay des gares et aérogares précise dans une interview au « choix des libraires » qu’elle compare son bouquin à un opéra de Peer Gynt. N’exagérons rien… Car ce livre de (suite…)

Approximations et idées reçues : la nouvelle note de benchmarking de l’institut Thomas More

L’Institut Thomas More qui se définit comme un Think Tank européen, publie sa nouvelle note de benchmarking, consacrée à une analyse comparative approfondie de la dépense publique en France et en Allemagne. Sur le chapitre médicament du rapport, lisible sur le site de l’ITM, un certain nombre d’erreurs nous ont sauté aux yeux. Sur les dépenses de médicaments d’abord : les chiffres du tableau font effectivement apparaître une dépense par habitant supérieure en France à ce qu’elle est en Allemagne, en 2009. La situation a évolué, puisque, selon les données IMS, les ventes par habitant (certes exprimées en pfht) sont désormais plus élevées en Allemagne (473€/hab vs 461€/hab). A noter que, pour l’OCDE (citée en référence en quelques occasions par le document), les dépenses par habitant (prix publics, donc) exprimées (suite…)

Piqûre de rappel : le LIR au chevet de la recherche française

Comme le titre Le Point de cette semaine, « la haine des riches », qui s’explique pour partie par l’étalage cynique de gains mirobolants, peut avoir des effets pervers sur l’économie. Dans l’industrie pharmaceutique, conjuguée à l’affaire Servier, cette défiance vis-à-vis des labos conduit aux pires foutaises. Les plus extrêmes ne vont-ils pas jusqu’à réclamer la nationalisation du secteur. Après les propositions du G5 français (bioMérieux, Ipsen, le LFB, Pierre Fabre, Sanofi) en 10 points clés, voici les cogitations du think tank piloté par le LIR, regroupant les 16 filiales françaises des grands labos internationaux qui affirment, chiffres à l’appui, investir 700 millions d’euros dans la recherche tous les ans, c’est-à-dire autant que le budget accordé par l’Etat à l’Inserm. Le document produit par le LIR est une vibrante invitation (suite…)

Rapport d’activité des ARS 2011 : mi-figue mi-raisin

Une chose est sûre, la bureaucratie d’Etat n’a rien perdu de sa superbe. Véritable usine à papier, la DGOS (et aussi la DGS) a abreuvé les ARS de 321 instructions en un an, ce qui les rend plus méritoires d’avoir su faire le tri entre les réels impératifs régionaux et la « ligne du parti ». On notera aussi que presque un quart des directeurs généraux ont changé depuis leur entrée en piste fanfaronnante d’avril 2010. Ce turn-over serait-il le signe d’une « préfectoralisation » de la fonction qui a pourtant grand besoin de constance et de durée ? Car on ne transforme pas le paysage hospitalier aussi vite qu’on réprime une manifestation d’éleveurs de cochons devant les grilles de la préfecture. On serait tentés de pousser des cris d’orfraie à la vue (suite…)

Les Industries de santé au créneau

Le G5 publie 10 propositions concrètes dans son livre blanc La platitude des propositions de réforme de la santé des candidats à la présidentielle aura eu un effet stimulant sur les acteurs de santé. La production de propositions, réflexions, think tank et autres livres blancs n’a jamais été aussi féconde. Après les propositions de la FHH sur la médecine de proximité, celles de la FHP, des Echos, voici celles du G5 (bioMérieux, Ipsen, le LFB, Pierre Fabre, Sanofi) en 10 points clés… qui ne sont pas dénués de bon sens. Le livre blanc du G5 intitulé « les industries de santé : un secteur stratégique au service de la santé des Français et de l’économie nationale » est accessible intégralement ici. (suite…)

Patient Centered Medical Home : la maison de santé pluridisciplinaire des États-Unis

Le rapport “Future of Family Medicine”1, publié en 2004 et qui a décrit le “New Model of Family Medicine”2, a aidé à initier les changements nationaux conduisant aux PCMH. Un Projet national d’expérimentations (NDP) a été lancé en juin 2006 par l’American Academy of Family Physicians3 pour tester ce nouveau modèle et a été mis à jour depuis pour être cohérent avec les principes consensuels émergeant sur les PCMH4. Lire la suite…

Systèmes d’information et maisons de santé : améliorer la coordination des soins

Le développement des systèmes d’information de santé, ainsi que la mise en place du Dossier Médical Personnel (DMP) visent à servir ces évolutions. La réforme des soins de premier recours qui se met en place et qui pousse sur le devant de la scène les pôles et maisons de santé, répond à ces mêmes objectifs, dans la logique d’une meilleure offre de soins, au bénéfice du patient.

I- Systèmes d’informations  et maisons de santé : deux nouvelles approches au service de la coordination des soins

Coordination des soins au service d’une offre de qualité et accessible à tous : c’est l’ambition partagée des systèmes d’information et des pôles et maisons de santé.

  • Coordination des soins : la dynamique HPST

En juillet 2009, tandis que la loi HPST redéfinissait le premier recours en santé, notamment dans le cadre de nouveaux modes d’exercices que sont les pôles et maisons de santé, ou les centres de santé, le législateur a posé les bases d’une organisation des soins encourageant et encadrant le développement des systèmes d’information. L’ASIP Santé est née de cette volonté des pouvoirs publics de rationaliser la maîtrise d’ouvrage publique des systèmes d’information de santé, au service de la coordination et de la qualité des soins.

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Les 16 points de repère d’une maison de santé pluridisciplinaire qui marche

Une maison/pôle de santé, C’EST

 

  • Point n°1 :Une équipe de professionnels de santé qui réunit au moins médecins généralistes, infirmier(ère)s, kinésithérapeutes et autant que possible podologues, orthophonistes, sage-femme, diététicienne, psychologue et le cas échéant autres travailleurs sociaux, et disposant des personnels de soutien correspondant (secrétariat, etc.).
  • Point n°2 :Qui s’inscrit dans un « territoire » et prend en compte les besoins de santé et l’offre de santé préexistante et prévisionnelle (à 5 ans).

 

La cohésion et le dynamisme de l’équipe repose sur : Lire la suite…

Ceinture, bretelles et ASV

Avez-vous remarqué comme la semaine écoulée a soudain rendu l’ambiance particulièrement « inflammable »… La communauté des généralistes s’est levée comme un seul homme sur un sujet relativement subsidiaire de la Loi Patients, Santé, Territoires : l’amende à laquelle s’exposent les médecins réfractaires… à la réquisition préfectorale en matière de permanence des soins. Il s’agit pourtant rien moins que de la suite, relativement logique du passage de l’obligation au volontariat. Les spécialistes se braquent, de leur côté, contre le projet de Mme Bachelot de soumettre à devis toute consultation de plus de 70 euros… Or, le sujet traîne depuis le vote du PLFSS de l’an passé. En un mot la stratégie du « chiffon rouge » fonctionne à plein, occultant un peu le débat de fond qui devrait nous occuper (suite…)

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