Accueil / L'économie de la santé en France / Approximations et idées reçues : la nouvelle note de benchmarking de l’institut Thomas More

Approximations et idées reçues : la nouvelle note de benchmarking de l’institut Thomas More

L’Institut Thomas More qui se définit comme un Think Tank européen, publie sa nouvelle note de benchmarking, consacrée à une analyse comparative approfondie de la dépense publique en France et en Allemagne.

Sur le chapitre médicament du rapport, lisible sur le site de l’ITM, un certain nombre d’erreurs nous ont sauté aux yeux.
Sur les dépenses de médicaments d’abord : les chiffres du tableau font effectivement apparaître une dépense par habitant supérieure en France à ce qu'elle est en Allemagne, en 2009. La situation a évolué, puisque, selon les données IMS, les ventes par habitant (certes exprimées en pfht) sont désormais plus élevées en Allemagne (473€/hab vs 461€/hab). A noter que, pour l'OCDE (citée en référence en quelques occasions par le document), les dépenses par habitant (prix publics, donc) exprimées en $/hab ''à parité de pouvoir d'achat'' (qui consiste pour l’OCDE à corriger les données brutes des différences de pouvoir d'achat des monnaies, ce qui ne joue pas réellement entre l’Allemagne et la France) sont équivalentes dans les deux pays en 2009 (A = 627 €/hab, F = 626 €/hab)

Par ailleurs, il y a belle lurette que la France n'est plus championne du monde de la consommation d'antidépresseurs: certes la consommation est supérieure en France à ce qu'elle est en Allemagne, mais elle est inférieure à celle de nombreux pays (Belgique, Espagne, Royaume-Uni,...) et à la moyenne des pays de l'OCDE (c'est écrit noir sur blanc, p101 du document de l'OCDE pourtant cité).

Quant aux génériques, il y a de quoi s’interroger. Le Rapport des Comptes Nationaux de la Santé 2010, publié par la DREES en 2011, sur la base des données IMS pour plusieurs pays, fait ressortir (p339, §3.4, comparaisons internationales) une pénétration des génériques de 33% en France vs 47% en Allemagne (en unités), en 2009. Pourtant, les génériques des seules molécules inscrites au répertoire pèsent 24% des ventes totales de médicaments. Il faut croire que les génériques de molécules non inscrites au répertoire, par exemple le paracétamol, pèsent un poids non négligeable.

À propos de L'équipe Galilée

Depuis 2007, la Lettre de Galilée propose une analyse critique et indépendante de l'actualité de santé en France.
Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.
x

Lisez-aussi

Prescription pharmaceutique : la CNAMTS distribue ses mauvais points

Une analyse de la prescription des médicaments de spécialité réalisée par la ...

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer