Tag archives : santé

Loi de santé : L’Éléphant et le Singe de Jupiter

Éditorial de la 472ème  Alors que la loi de santé, « Ma santé 2022 », a entamé la semaine dernière son parcours parlementaire, 57 députés dont Joël Aviragnet, Pierre Dharréville, Caroline Fiat,  André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon et Valérie Rabault ont signé une tribune dans Le Journal du dimanche pour dénoncer le « manque de concertation » d’une loi « qui compte 7  ordonnances pour 23  articles ». Lire : Grand Débat National : le retour de la coercition « Face à la désertification médicale, tout n’a pas été essayé. Le conventionnement sélectif des médecins permettrait leur meilleure répartition et une meilleure prise en charge des patients dans tous nos territoires. Or, le gouvernement et la majorité se refusent à cette idée malgré le très large consensus qu’elle recueille tant chez les associations d’acteurs de la santé qu’auprès de la (suite…)

Hors série n°3 : Cybersécurité, nos données de santé sont-elles en sécurité ?

Pour faire face aux attaques de plus en plus nombreuses qui visent nos données de santé, la réglementation s’est renforcée. Mais nos données de santé sont partout : chez le médecin, à l’hôpital, dans nos objets connectés, nos appli santé, etc. Que deviennent ces masses de données ? Comment les établissements de santé gèrent-ils ces flux de plus en plus nombreux ?   Document de 21 pages, à télécharger, 4,5€TTC. Je télécharge Sommaire : Éditorial : La santé, nouvel eldorado des hackers ? Santé connectée : faut-il craindre les robots ? Données personnelles de santé : un trésor convoité et sous-exploité Big Data en santé : le grand naufrage européen Règlement général de protection des données (RGPD) et normes de sécurité : quels impacts sur les médecins généralistes ? Santé et sécurité, le (suite…)

Malgré les affaires, François Fillon séduit encore

Selon un sondage réalisé la semaine dernière auprès de nos lecteurs, à la suite du débat organisé par la Mutualité Française le 21  février dernier, 51% des répondants préfèrent François Fillon en matière de santé par rapport aux autres candidats présents. Lire : Assurance-maladie, le projet Fillon ou la règle des 3 i Sondage qui détonne un peu mais qui reste constant puisque déjà 54,2% de nos lecteurs estimaient début décembre que le programme santé du candidat était satisfaisant.  Lire : 3 (fausses) idées-reçues sur le programme santé de Fillon À 60 jours des élections présidentielles, quel candidat vous semble le plus pertinent en matière de santé ? Total des réponses : 321 Crédits photos : European People's Party (suite…)

Big Data en santé : le grand naufrage européen

La quasi-totalité des data center, les bibliothèques numériques du XXIe, sont sous contrôle américain. Les Etats-Unis ont un quasi-monopole sur les données de santé et sur la recherche médicale numérique, plaçant l’Europe et la France dans une situation de totale vassalisation. Le combat est-il perdu d’avance ? A Paris, au bord de la Seine, sur la rive gauche, trône en majesté La Bibliothèque nationale de France, François Mitterrand avec ses 4 tours de verre en forme de livres ouverts. Avec ses centaines de millions d’ouvrage de toute nature, la BNF renferme la quintessence de la culture humaine depuis que l’Homme crée et produit de la pensée jusqu’au XXe siècle. Mais où est la culture du XXIe siècle qui n’est plus dans les livres mais dans le Big Data, ce monde (suite…)

Primaires de droite : quelques murmures sur la santé

Surprenants, les résultats de la primaire à droite ont porté Fillon, dans tous les départements français (sauf en Aquitaine), loin devant les autres. On attendait Juppé et, pour ne rien vous cacher, nous allions dans ces lignes nous interroger sur le fait de savoir comment Juppé, devenu présidentiable, allait détricoter le plan qui porte son nom. Car au fond, cette indigestion d’Etat dont il est la cause depuis ses Ordonnances de 96 paralyse aujourd’hui la médecine française et permet depuis 20 ans aussi bien à la gauche qu’à la droite de taper impunément (c’est à dire avec la bénédiction du Parlement) dans le porte-monnaie de la vieille dame. Lire : Juppé et ses tontons flingueurs. Ouf ! diront les hussards de la CSMF qui ont battu le pavé en 1995 (suite…)

Un pas de côté

Éditorial de la 355 Quand l’idéologie s’échine à rentrer dans le lit de Procuste de la bureaucratie,  cela donne ce genre d’arrêté publié le 22 mars dernier sur le cahier des charges des « salles de shoot » : l’usager peut « consommer des produits illicites ou des médicaments détournés de leur usage » mais en revanche il est rappelé qu’il y est strictement « interdit de consommer du tabac à l’intérieur des locaux. (…) La consommation de tabac aux abords des locaux ne doit pas être une source de nuisance pour les riverains. » Autre anomalie administrative : le tabagisme dans les lycées. Sous couvert d’une circulaire pour renforcer la sécurité des établissements, certains proviseurs choisissent le moindre mal en privilégiant de ménager des zones fumeurs au sein même de leur établissement. On marche sur la tête… Malgré la (suite…)

L’innovation en santé est-elle un moteur de croissance ?

Les nouvelles technologies perturbent profondément les organisations existantes. C’est ce que Clayton Christensen nomme les innovations disruptives. L’innovation en santé est-elle pour autant un moteur de croissance pour notre pays ? Trois rapports permettent de faire le point sur la question : un rapport de la Commission nationale de l’évaluation des politiques revient sur quinze ans de politique d’innovation en France, un autre rapport du Conseil national du Numérique défend une vision stratégique du numérique pour la France. La semaine dernière, c’est au tour de la Fondation Croissance Responsable de présenter son rapport : Public-Privé : balles neuves, le numérique va-t-il tout chambouler ?

Lire : la santé en panne d'innovation ?

Dans sa chronique dans Les Échos, Jean-Marc Vittori revient sur la reprise économique annoncée à grand renfort de communicants. L’économie française serait-elle enfin repartie s’interroge-t-il. « La chute des cours du pétrole a libéré à elle seule 15 milliards d’euros de pouvoir d’achat. (…) Dans ces conditions, la performance de l’économie française fait penser à celle d’une mobylette dopée à l’alcool, capable d’accélérer brutalement, petitement et momentanément. »

La Lettre de GaliléeSelon les chiffres publiés par l’OCDE, et donc (à peu près) comparables d’un pays à l’autre, la productivité du travail a progressé en France de 5% sur la dernière décennie (2005 à 2015). Le ralentissement semble inexorable de décennie en décennie : +49% entre 1965 et 1975, puis +26%, et ensuite +19%, et encore après +13% de 1995 à 2005 avant d’atterrir au fameux +5 %. Pour Robert Gordon : »Il n’y a pratiquement pas eu de croissance dans le millénaire qui s’achève en 1770, seulement une croissance lente dans le siècle de transition avant 1870, une croissance notablement rapide dans le siècle s’achevant en 1970, et une croissance plus lente depuis. » Son explication : « Certaines inventions sont plus importantes que d’autres, et la croissance de l’Amérique dans le siècle qui a suivi la guerre civile a été rendue possible par la combinaison, fin XIXe siècle, de ce que j’appelle les « Grandes Inventions » – l’électricité, l’automobile, l’ascenseur, les antiseptiques, etc. Nous avons d’abord pris les fruits les plus faciles à cueillir. Les technologies de l’information, elles, sont confinées dans « une sphère étroite d’activité relative aux divertissements , aux communications, à la collecte et au traitement de l’information ». Pour R.Gordon, l’iPhone change moins nos vies que la chasse d’eau.

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Faut-il soutenir l’innovation ?

Selon un rapport intitulé Quinze ans de politique d’innovation en France, publié par la Commission nationale de l’évaluation des politiques publiques le mois dernier, « l’effort consenti par les entreprises en matière de R & D demeure en deçà des objectifs fixés par les pouvoirs publics. Ces derniers, depuis les sommets européens de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), visent à porter à 3 % le rapport entre la dépense intérieure de R & D (DIRD) et le PIB, avec un partage de deux tiers pour le secteur privé et d’un tiers pour le public. Cela signifie en particulier que la DIRD effectuée par les entreprises devrait se monter à 2 % du PIB en France, alors qu’elle n’en est encore actuellement qu’à moins de 1,5 %. Or le niveau de DIRD des entreprises est largement l’effet de la structure sectorielle de l’économie. En France, l’étiolement de l’industrie a eu pour conséquence une baisse du niveau spontané de la R & D, en particulier en comparaison de l’Allemagne. » (p.16). Ainsi, la France fait preuve d’une « incontestable dynamique de création d’entreprise« , mais elle a encore beaucoup de mal à faire accéder les meilleures de ces dernières au statut de « champions nationaux ou mondiaux« , notamment dans le domaine très technologique des start-ups, vecteur privilégié de l’innovation de rupture.

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La santé et ses dérives sectaires

Un rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) remis au Premier Ministre en début de mois interpelle sur les dérives sectaires de plus en plus nombreuses dans le domaine de la santé. Gourous, guérisseurs, thérapeutes New Age, etc., le marché de ces soins parallèles non conventionnels est en plein essor grâce à Internet et séduit de plus en plus d’adeptes, déçus par la médecine traditionnelle ou  craignant un complot à grande échelle. 

4 Français sur 10 ont recours aux médecines dites alternatives. On recense plus de 400 pratiques non conventionnelles, 1 800 structures d’enseignement ou de formation « à risques » dans le domaine de la santé et 4 000 «psychothérapeutes» autoproclamés qui n’ont suivi aucune formation et ne sont inscrits sur aucun registre. En 2010, environ 3 000 médecins seraient en lien avec la mouvance sectaire.

Les promesses de la magie contre la rigueur de la pensée rationnelle

Parfois reconnues au sein même de l’hôpital public, certaines pratiques thérapeutiques déviantes « portées par le véritable supermarché de soins qu’est devenu Internet » constituent des dangers pour la santé des individus : médecine énergétique, biomagnétisme, énergiologie, libération des cuirasses, harmonisation EMF, Spiritual Human Yoga (SHY), fasciathérapie, instinctothérapie, kinésiologie, etc. autant d’offres qui pullulent sur le Web. Ainsi, « le vecteur essentiel de cette transformation est l’usage d’Internet, plus précisément du Web 2.0 qui, en en simplifiant l’usage et en favorisant ainsi la possibilité pour chacun de proposer des contributions, d’échanger et d’interagir, a permis à ces mouvements organisés en entités distinctes de diffuser massivement leur idéologie par la mise en commun de relais d’information, la recherche de soutiens, voire de cautions institutionnelles, et par la coordination de démarches d’influence. » (p.21)

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Les « fauteuils de Lumière« , dont les concepteurs ont été élevés, puis initiés par “les Gardiens de la Flamme” sont « un don unique du monde de lumière. Ils ont une grande valeur de guérison et permettent au processus d’accélération cellulaire de prendre place. Tout le système nerveux s’emplit de lumière, et ainsi tout notre système retrouve la mémoire de son état de perfection d’origine. De cette manière les blocages ou imperfections peuvent fondre, ce qui entraîne un soulagement ou une guérison de problèmes de santé« .

Le rapport alarmant déplore «  milliers de signalements et d’interrogations reçus au cours des douze dernières années sont la preuve indiscutable de la nécessité d’une vigilance de tous les instants des pouvoirs publics face à la déferlante sectaire en matière de santé. Près du tiers des signalements reçus à la Miviludes concernent directement le domaine de la santé. On assiste à la construction de réseaux quasi mafieux, dont la structure pyramidale s’appuie dans bien des cas sur un «gourou-thérapeute», inventeur d’une méthode de soins, qui publie de nom- breux ouvrages autour de sa théorie et qui met en place un véritable système de «franchises» avec des conférences, des stages, des soirées débats, des centres de formations, etc. (…) Aujourd’hui, force est de constater que certaines organisations sectaires tentent d’infiltrer notre système de santé. » (p.97)

Certains médecins, des vrais, diplômés, ne sont pas en reste. Ainsi, « la forte demande dans les domaines du bien-être a conduit de nombreux médecins à s’intéresser à ces pratiques. Dans la majorité des cas il s’agit d’initiatives individuelles souvent prises au mépris du code de déontologie (…) Pour échapper aux sanctions ordinales certains médecins n’hésitent pas à se faire radier tout en gardant et en utilisant le titre de médecin. Il s’agit là d’un moyen de mettre en confiance leurs victimes potentielles à qui ils vont vendre des traitements miracles. » (p.104)

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Et si les « déserts médicaux » étaient un mirage ?

Si le territoire est aux confluences d’enjeux politiques parfois contradictoires, c’est certainement que la notion de territoire partage la même étymologie que celle de « terreur« . Mais l’actualité de la santé en France revient tellement sur le concept de « désert médical » qu’il convient de s’y arrêter quelques instants. A l’origine de cette expression, certainement l’ouvrage d’un géographe en 1947 qui marquera les scénarios d’aménagement du territoire successifs : « Paris et le désert français ». Il ne s’agissait pas encore d’un désert médical mais bien de territoires où la population n’avait pas les mêmes chances : l’objectif de l’aménagement du territoire est de combler ces « déserts » dans l’esprit volontariste de la IIIème République et des Droits de l’Homme. Question : alors que les politiques qui cherchaient des services publics de proximité n’ont pas réussi (suite…)

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