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Croissance française : nous ne travaillons pas assez

Jacques Lucas nommé à la tête de l’agence agence numérique de santé (ANS) À peine son départ du CNOM annoncé, en juin dernier, le Dr Jacques Lucas a été nommé par Agnès Buzyn (communiqué de presse) à la présidence de l’agence numérique de santé (ANS) qui doit succéder à l’ASIP Santé. Premier vice-président du CNOM, en charge du numérique, le Dr Lucas a largement contribué au développement des enjeux du numérique en santé notamment avec la publication en 2015 d’un Livre blanc sur le numérique en santé. Lire : Rapport Villani sur l’Intelligence Artificielle : quelles perspectives pour la santé ? « Le Dr Jacques Lucas a toujours voulu faire bouger les lignes, et nous ne pouvons que nous réjouir de l’embarquer dans cet ambitieux chantier qu’est le numérique en santé. Cette nomination (suite…)

L’innovation en santé est-elle un moteur de croissance ?

Les nouvelles technologies perturbent profondément les organisations existantes. C’est ce que Clayton Christensen nomme les innovations disruptives. L’innovation en santé est-elle pour autant un moteur de croissance pour notre pays ? Trois rapports permettent de faire le point sur la question : un rapport de la Commission nationale de l’évaluation des politiques revient sur quinze ans de politique d’innovation en France, un autre rapport du Conseil national du Numérique défend une vision stratégique du numérique pour la France. La semaine dernière, c’est au tour de la Fondation Croissance Responsable de présenter son rapport : Public-Privé : balles neuves, le numérique va-t-il tout chambouler ?

Lire : la santé en panne d'innovation ?

Dans sa chronique dans Les Échos, Jean-Marc Vittori revient sur la reprise économique annoncée à grand renfort de communicants. L’économie française serait-elle enfin repartie s’interroge-t-il. « La chute des cours du pétrole a libéré à elle seule 15 milliards d’euros de pouvoir d’achat. (…) Dans ces conditions, la performance de l’économie française fait penser à celle d’une mobylette dopée à l’alcool, capable d’accélérer brutalement, petitement et momentanément. »

La Lettre de GaliléeSelon les chiffres publiés par l’OCDE, et donc (à peu près) comparables d’un pays à l’autre, la productivité du travail a progressé en France de 5% sur la dernière décennie (2005 à 2015). Le ralentissement semble inexorable de décennie en décennie : +49% entre 1965 et 1975, puis +26%, et ensuite +19%, et encore après +13% de 1995 à 2005 avant d’atterrir au fameux +5 %. Pour Robert Gordon : »Il n’y a pratiquement pas eu de croissance dans le millénaire qui s’achève en 1770, seulement une croissance lente dans le siècle de transition avant 1870, une croissance notablement rapide dans le siècle s’achevant en 1970, et une croissance plus lente depuis. » Son explication : « Certaines inventions sont plus importantes que d’autres, et la croissance de l’Amérique dans le siècle qui a suivi la guerre civile a été rendue possible par la combinaison, fin XIXe siècle, de ce que j’appelle les « Grandes Inventions » – l’électricité, l’automobile, l’ascenseur, les antiseptiques, etc. Nous avons d’abord pris les fruits les plus faciles à cueillir. Les technologies de l’information, elles, sont confinées dans « une sphère étroite d’activité relative aux divertissements , aux communications, à la collecte et au traitement de l’information ». Pour R.Gordon, l’iPhone change moins nos vies que la chasse d’eau.

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Faut-il soutenir l’innovation ?

Selon un rapport intitulé Quinze ans de politique d’innovation en France, publié par la Commission nationale de l’évaluation des politiques publiques le mois dernier, « l’effort consenti par les entreprises en matière de R & D demeure en deçà des objectifs fixés par les pouvoirs publics. Ces derniers, depuis les sommets européens de Lisbonne (2000) et de Barcelone (2002), visent à porter à 3 % le rapport entre la dépense intérieure de R & D (DIRD) et le PIB, avec un partage de deux tiers pour le secteur privé et d’un tiers pour le public. Cela signifie en particulier que la DIRD effectuée par les entreprises devrait se monter à 2 % du PIB en France, alors qu’elle n’en est encore actuellement qu’à moins de 1,5 %. Or le niveau de DIRD des entreprises est largement l’effet de la structure sectorielle de l’économie. En France, l’étiolement de l’industrie a eu pour conséquence une baisse du niveau spontané de la R & D, en particulier en comparaison de l’Allemagne. » (p.16). Ainsi, la France fait preuve d’une « incontestable dynamique de création d’entreprise« , mais elle a encore beaucoup de mal à faire accéder les meilleures de ces dernières au statut de « champions nationaux ou mondiaux« , notamment dans le domaine très technologique des start-ups, vecteur privilégié de l’innovation de rupture.

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[Re]vue de Web : Le stéthoscope, les honoraires et l’innovation en santé

Pour les 200 ans du stéthoscope, Jean-Marie Vailloud revient sur cet anniversaire  sur son blog. L’occasion de faire un tour sur les solutions comme ce « qui paraissait être une merveille, l’iPhone des stéthoscopes: le Thinklabs One. » Mais, conclut-il , « quel intérêt d’acheter très cher une technologie qui va me faire plaisir, mais ne va absolument pas modifier ma prise en charge ? » Reprenant la fameuse phrase de Céline dans son « Voyage au bout de la nuit » : « La médecine, c’est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l’air d’un larbin, par les pauvres on a tout d’un voleur », Jean-Yves Nau s’étonne des conseils avisés prodigués par Le Parisien/Aujourd’hui en France lorsqu’un médecin généraliste réclame plus de 23 euro à un patient. Ainsi, un chargé d’études à l’association UFC-Que choisir répond : (suite…)

L’ubérisation de la santé est en marche

« L’ubérisation », ce concept, forgé à partir du nom de la start-up américaine Uber qui a mis le feu aux poudres dans le monde des taxis avec ses applications VTC et surtout Uberpop avec laquelle tout un chacun peut s’improviser chauffeur de taxi, repose sur l’idée que tous les métiers et toutes les professions vont être révolutionnés par la magie du numérique et des applications pour smartphones qui imposent un nouveau modèle économique supprimant les protections et permettant l’entrée de nouveaux acteurs sur leur marché. Tout porte à croire que cette révolution silencieuse et… digitale est en marche dans le domaine de la santé. Explications Aucun secteur ne semble à l’abri de « l’ubérisation ». Après le tourisme et l’hôtellerie « ubérisés » par Airbnb et Booking, d’autres professions – à priori plus à l’abri parce (suite…)

Le nouveau dada des Big Data

L’Institut Montaigne a publié ce mois-ci une note intitulée « Big data et objets connectés, Faire de la France un champion de la révolution numérique« . Au travers de 230 pages, richement documentées, le think tank propose des pistes intéressantes pour développer et soutenir la French Tech ainsi que les initiatives innovantes du numérique. Les formidables potentialités des BigData dans le domaine de la santé permettraient d’économiser 16 à 35 Mds€ entre 2020 et 2025 grâce à un meilleur suivi des maladies chroniques (diabète, asthme, hypertension artérielle, etc.) et une meilleure observance des traitements. Quelles sont les enjeux pour que la France relève ce défi du numérique ? Quelles dangers peut-on redouter de l’essor de ces gigantesques bases de données ? Lire : Quand Google nous vaccinera Les propositions de l’Institut Montaigne (suite…)

Données de santé : l’irrésistible aspiration de l’État

A l’approche du débat sur la loi de santé, trois documents devraient accrocher l’intérêt de nos honorables parlementaires sur l’utilisation de nos données de santé : la note de réflexion de Jean-Yves Robin, l’ancien directeur de l’ASIP, le rapport coordonné par Jacques Lucas vice-président du CNOM, le rapport remis au gouvernement par Philippe Lemoine en novembre dernier. Les trois réclament un renforcement de l’État. Mais le bénéfice-risque d’un renforcement des pouvoirs publics n’est-il pas défavorable ?

Petite histoire de monopoles

Le livre blanc du CNOM, précis comme un cours d’anatomie et habile comme un manuel pour les nuls (plus nombreux qu’on ne croit), retrace avec beaucoup d’esprit la petite histoire du numérique en France.
Pour Jacques Lucas, l’histoire du déferlement numérique remonte à seulement quelques années depuis notamment qu’un anglais a remplacé le « e » de electronic par le « m » de mobile. On ne compte plus les superlatifs pour définir aujourd’hui la période que nous vivons et qu’on assimile volontiers à une révolution mondiale aussi structurante que la révolution industrielle du XIXème siècle par son intensité et sa rapidité, tantôt redoutée (Lévy), quelques fois considérée comme une imposture (Besnier), le plus souvent encensée avec un optimisme inoxydable (Michel Serres).
Le passage du « e » au « m » marque en réalité une étape : 1980 l’ordinateur personnel, 1990 Internet, 2000 le déferlement des Smartphone, I-Phone et autres tablettes interconnectées. Le livre blanc du CNOM s’aventure à fournir des chiffres qui se périment à grande vitesse tant il est vrai que le marché des appareils connectés paraît aujourd’hui comme exponentiel (100 milliards d’objets connectés prévus sur la planète en 2020).

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Google et gueule de bois

Éditorial de la 285 Un dossier dans Les Echos du mercredi 29 octobre 2014 révèle les intentions du géant Google sur la médecine. Le journal en fait sa manchette : « le pari fou de Google pour réinventer la médecine« . On connaissait les enjeux des « big data », ces milliards d’informations sur la vie privée et les habitudes de vie des deux ou trois milliards d’internautes dans le monde. Voilà le géant californien prêt à se lancer dans les nanotechnologies : « faire circuler dans le sang des particules nanoscopiques (2000 fois plus petites qu’une cellule sanguine) précise Benoît Georges, l’auteur de l’article, pour mesurer les changements biochimiques annonciateurs d’une tumeur… ». Lire : Quand Google vaccinera L’intention n’est pas nouvelle. Déjà en 2008 Google et Microsoft prétendaient mettre sur le marché des modèles de dossier (suite…)

Les Big Data et la santé à l’heure des épidémies

https://media.blubrry.com/la_lettre_de_galile/p/www.lalettredegalilee.fr/wp-content/uploads/2015/04/Des-clics-et-des-claques-03-04-14-124614355.mp3Podcast: DownloadAbonnez-vous Android | Google Podcasts | RSSÀ l’occasion du lancement du Sidaction, j’étais l’invité le 3 avril 2014 de l’émission Des Clics et des Claques de David Abiker et Guy Birenbaum sur Europe 1 pour parler du Big Data et de la santé avec David Réguer, fondateur et président de l’agence RCA Factory, spécialiste de la communication et du marketing digital, le Dr. Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo.fr et auteur de « La Mort de la Mort » (dont j’avais déjà parlé ici). L’invité people était Jean-Marie Bigard. Des Clics et des Claques sur Europe 1, le 3 avril 2014 Le Big Data, en quelques chiffres L‘émission grand public a été l’occasion de décrypter, en quelques minutes, les enjeux de ce qu’on appelle le Big Data, ces gigantesques masses de données sur nous (suite…)

Santé et vie privée : mariage impossible ?

Alors qu’en début d’année le fisc français réclamait à Google, selon Le Point, près d’1 milliard d’euros de redressement, la CNIL s’est elle aussi mise en guerre contre le géant de Moutain View, comme le titrait Le Figaro : elle a exigé de Google une amende de 150 000€ ainsi que l’obligation d’afficher un message informatif pendant 48h à ses internautes français. Motif : la politique de confidentialité de Google ne respecte plus la loi informatique et liberté depuis le 1er mars 2012, date à laquelle Google a fusionné les règles de confidentialité de plusieurs de ses services (Youtube, Gmail, Google Maps, etc.). La France se lance dans la protection de nos données privées. Mais, face à ces géants du Web, quel contre-poids peut exercer Paris ? Ces attaques sont-elles des crispations dépassées face à (suite…)

Numérique & Santé : le baron perché

Le Commissariat général à la Stratégie et à la Prospective (CGSP) -ex Centre d’Analyse Stratégique- vient de publier un  rapport sur les territoires du numérique sous la direction de Claudy Lebreton. Les pages 92 à 107 traitent des enjeux liés à la santé. Le chapitre « santé et dépendance » du rapport rappelle, par une revue de littérature assez scolaire, les enjeux de la « révolution bio-informatique » : « ces avancées technologiques pourraient faire basculer la médecine du XXème siècle dans un nouveau paradigme interdisciplinaire qui remettrait en cause les compétences, les savoirs et les métiers actuels.(…) Percevons-nous bien la révolution bio-informatique et génomique qui s’annonce ? (p.93-94) ». Le décor est planté. Un bilan sans concession Si le numérique est une révolution, elle est portée par le « patient 2.0« , ce « citoyen-patient« , car les médecins sont (suite…)

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