Tag archives : MSP

[Re]vue de Web : poudre de perlimpinpin et poudre aux yeux

Cette semaine, ce sont les 26 000€ de maquillage d’Emmanuel Macron qui monopolisent l’actualité. Un « président jupitérien » ne saurait utiliser de la vulgaire poudre de perlimpinpin. De la concurrence pour Jérôme Niel… Certainement qu’il en faudra davantage pour maquiller les comptes publics afin qu’ils respectent le pacte de stabilité et de croissance ! Contribution sociale généralisée (CSG) : le tour de passe-passe de Bercy   #CSG : le tour de passe-passe du #Gouvernement https://t.co/zy3k0Z0DDC@EmmanuelMacron @EPhilippePM — Vincent Fromentin (@vfromentin) 21 août 2017 Ce lundi, dans La Croix, Francois Jeger et Olivier Peraldi reviennent sur la hausse de la CSG. « De réformes en ajustements paramétriques, l’administration a rendu, au cours des exercices budgétaires, illisible le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Les transferts de déficit d’une branche à l’autre sont (suite…)

Le désert, la poule et le Président

Éditorial de la 401ème Cette année, le 1er avril a été bien discret tant la course à la Présidence a accumulé les (trop vrais) poissons pourris et les rebondissements. Pour ce traditionnel premier avril, on a à peine souri quand François Hollande a convié les Français à son pot de départ de l’Élysée sur sa page Facebook officielle (qui avait été piratée pour l’occasion…). En écoutant le discours à Marseille d’Emmanuel Macron plagiant le Hollande de 2012, on a souri quand François Hollande a pronostiqué la victoire du candidat. On a souri quand François Hollande a rencontré dimanche Abraham Poincheval au Palais de Tokyo : l’artiste, enfermé dans un cube de plexiglas pendant une vingtaine de jours, joue à la poule en couvant une douzaine d’oeufs. Le Président ne s’y est pas rendu en (suite…)

Programme santé de Macron : « révolution culturelle » ou paroles creuses ?

La Lettre de GaliléeEn attendant la publication du Petit Livre Rouge de celui qui promet, lors de son déplacement à Nevers, une « révolution culturelle » en santé, Emmanuel Macron égraine ses idées au fil  de ses prises de parole. Malgré l’absence de programme officiel (pas avant le 2 mars…), quelques grandes lignes se dégagent des propos du candidat à la présidentielle de 2017 sur les problématiques de santé.

Lire : Petit manuel de Macron-économie à l'hôpital

Emmanuel Macron se pose comme un candidat de l’innovation, de la rupture au-delà du clivage droite/gauche. En attendant des promesses écrites, on doit se contenter d’analyser sa rhétorique bien huilée. Ses premières propositions « santé », synthétisées dans un document tout rose qui fait mal aux yeux mais qu’on peut lire sans lunettes, s’articulent autour de 5 axes :

  • Révolutionner la prévention : la création d’un service sanitaire de 3 mois : « les 40 000 étudiants en santé, en médecine, en pharmacie, en dentaire, des étudiants infirmiers et infirmières, auront au moins trois mois d’actions de prévention. Ils iront, dans les écoles, sensibiliser sur le tabac. Ils iront, dans certaines écoles défavorisées, dans les EHPAD, les maisons de retraite, prévenir la mauvaise audition, certains risques liés à des maladies dentaires, certains comportements qui conduisent à des maladies. C’est bon pour les professionnels de santé, c’est bon pour le pays. C’est un décloisonnement, c’est une révolution culturelle que nous devons conduire. » a-t-il affirmé à Nevers le 6 janvier dernier.
  • Améliorer la couverture santé : prendre en charge à 100% l’optique, l’audition et le dentaire :  « Pour développer la prévention, il faut que les Français puissent prendre soin, sans se ruiner, de leurs yeux, de leurs dents et de leur audition. S’agissant des lunettes, des prothèses dentaires et de l’audition, l’objectif est de 100% de prise en charge pour 2022. Cette meilleure prise en charge ne se fera pas aux dépens des Français. En effet, la situation qui prévaut aujourd’hui, avec des prix très élevés pour ces prestations, est trompeuse car l’Assurance maladie rembourse très mal ces domaines. Ainsi, le tarif dit de « responsabilité » de l’Assurance maladie est de 7,42€. C’est peu, pour se rembourser une monture et des verres correcteurs dont le prix de vente moyen est de 299€… Pour améliorer la couverture santé des Français, les régimes obligatoire et complémentaire doivent travailler ensemble à une meilleure régulation de ces marchés.« 
  • Préserver la solidarité : le refus du déremboursement : « Face aux inégalités sociales, je suis défavorable au déremboursement des petits soins. Ce n’est pas un projet radical, c’est un projet partial, injuste et inefficace. Le projet que je porte encourage l’accès de tous aux soins. Je m’engage à ce qu’il n’y ait aucun déremboursement de soins utiles durant mon quinquennat. C’est un engagement solennel et fondamental. » a-t-il confirmé à Nevers taclant ainsi le projet de François Fillon.
  • Lutter contre le gâchis : le médicament à l’unité : « Qui n’a pas chez soi une armoire à pharmacie remplie de médicaments ? sermonne-t-il. C’est un gâchis, et pour le porte-monnaie des Français et pour les comptes publics. Une expérimentation a déjà été lancée. Mais il faut aller beaucoup plus vite. Cela demandera une adaptation importante pour les industriels et les pharmaciens. »
  • Améliorer la prise en charge des soins 50 000 patients par an ont une forme sévère d’hypertension artérielle : « Ces patients ont besoin de beaucoup plus de consultations, d’examens, ou d’hospitalisations, et de beaucoup de traitements pour se soigner. Ils étaient pris en charge à 100% jusqu’en 2011, jusqu’à ce qu’un décret signé par François Fillon, contre l’avis unanime de la communauté médicale, ne les prive de cette couverture justifiée. Cette mesure d’efficacité et de justice coûtera moins de 20 millions d’euros chaque année. »

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Les Bikini, la transparence et les statistiques

Éditorial de la 361 Dans les pages saumon du Figaro ce lundi, Jean-Pierre Robin rapproche deux anniversaires : celui de l’INSEE, créé en 1946, et celui du Bikini en rappelant que « les statistiques, c’est comme le Bikini : ça montre presque tout, mais ça cache l’essentiel« . Quand on se remémore Brigitte Bardot arborant en 1953 le fameux bout de tissus sur les plages cannoises, tout est question de courbes… François Hollande en sait quelque chose ! Dans le cadre d’un comité interministériel des ruralités, le Premier Ministre, flanqué de sa Ministre de la Santé, a souhaité poursuivre la politique de création de maisons de santé pluriprofessionnelles. « Un réseau de 798 MSP a déjà été développé« , Manuel Valls en veut 1 400 d’ici 2018. Reste à savoir si, derrière les statistiques, on augmentera (suite…)

Médecine libérale en Pays de la Loire : le bon sens près de chez soi

Un colloque organisé au printemps dernier par l’URPS-ML des Pays de la Loire confirme le dynamisme de jeunes médecins qui ne craignent pas de se lancer dans l’aventure libérale

Il faut dire qu’avec le matraquage de l’opinion sur la désertification médicale, le succès de la journée des pôles et maisons de santé organisée par l’Union Régionale des Professions de Santé des Médecins Libéraux (URPS-ML) des Pays de la Loire et l’Association des Pôles et Maisons de Santé Libéraux pour sa deuxième édition n’était qu’une demi surprise. Près de 200 participants, autant d’élus que de professionnels de santé, avaient manifesté leur intérêt, le 18 avril dernier à Gétigné dans les environs de Nantes, au dossier finalement mal connu de la médecine de proximité. Et ils ne furent pas déçus.

Encore des idées reçues

Pollué par de coriaces assertions aux allures universelles, le constat s’éclaire d’éléments qui font désormais l’objet d’un timide consensus.
Non la démographie médicale n’a pas les allures de catastrophe nationale qu’on lui inflige. Au creux de la vague, l’offre de soins de proximité ne retrouvera jamais que son niveau des années 90.
Non, sur la question des soins de premiers recours, il ne s’agit pas d’une défection ou, pire, d’une désertion de la médecine libérale mais d’une transformation intrinsèque de la médecine dont la caractéristique majeure est sociologique : les femmes, avec 75% des cohortes sortant des universités, apparaissent bien comme l’avenir de la médecine et tracent une voie qui réfute la médecine de papa des années 60.
Que dire alors de cette révolte des élus locaux, porte-drapeaux d’une revendication désespérée qui place la médecine et plus généralement la santé comme ultime recours d’une revitalisation économique de dizaines de milliers de villages appauvris par une politique d’aménagement du territoire qui a favorisé exclusivement, depuis 50 ans, la « mégapolisation » des capitales régionales(1).

Non, enfin, le patient n’est pas immobile. Il bouge(2), s’organise, teste, este, et dans 80% des cas doit apprendre à vivre avec sa maladie chronique. Ceci étant dit, où en sommes-nous en Pays de la Loire ?

Mariage pour tous

La première table ronde au titre évocateur portait justement sur le sujet le plus épineux : couples élus/professionnels : éviter le divorce est-il possible ? Du Braudel à l’état pur, car les querelles de clocher encore de nos jours vont bon train. La présentation du projet de Torfou, haut lieu d’une révolte vendéenne en 1793, fut le détonateur d’une explosion de témoignages : « à quoi jouent ces maires qui dépensent l’argent public pour faire venir des Roumains alors que les… Lire la suite…

Maisons de santé, une histoire pas si neuve !…

L’histoire des « Maisons de Santé » est déjà longue… En fait on en trouve une première version dans la chronique médico-sociale dès les années 30 ! Si, si vous avez bien lu… A cette nuance près – majeure – que le terme ne recouvrait pas la même réalité. Lorsqu’ils parlaient de « Maisons de Santé », nos ancêtres évoquaient en fait ce que le langage courant désigne désormais sous le terme de « clinique », « établissement de soins privé » en langage administratif.

Leur création a émaillé la première partie du vingtième siècle à l’initiative de médecins un peu philanthropes au début, et reconnus comme tels par les congrégations religieuses qui leur fournissaient spontanément un personnel infirmier abondant, compétent et gratuit et véritables entrepreneurs dans les années 30. L’exemple le plus illustratif de cet esprit d’entreprise fut celui du Dr Delmas qui, avec son épouse, a, depuis, donné son nom à une rue d’Agen. Ce dernier avait non seulement construit une Maison de Santé mais avait également conçu le projet autrement plus ambitieux des « Mutuelles Chirurgicales » qui sont parvenues jusqu’à nous sous l’intitulé de « Mutuelles interprofessionnelles ».

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Les 16 points de repère d’une maison de santé pluridisciplinaire qui marche

Une maison/pôle de santé, C’EST

 

  • Point n°1 :Une équipe de professionnels de santé qui réunit au moins médecins généralistes, infirmier(ère)s, kinésithérapeutes et autant que possible podologues, orthophonistes, sage-femme, diététicienne, psychologue et le cas échéant autres travailleurs sociaux, et disposant des personnels de soutien correspondant (secrétariat, etc.).
  • Point n°2 :Qui s’inscrit dans un « territoire » et prend en compte les besoins de santé et l’offre de santé préexistante et prévisionnelle (à 5 ans).

 

La cohésion et le dynamisme de l’équipe repose sur : Lire la suite…

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