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Les Bikini, la transparence et les statistiques

Éditorial de la 361 Dans les pages saumon du Figaro ce lundi, Jean-Pierre Robin rapproche deux anniversaires : celui de l’INSEE, créé en 1946, et celui du Bikini en rappelant que « les statistiques, c’est comme le Bikini : ça montre presque tout, mais ça cache l’essentiel« . Quand on se remémore Brigitte Bardot arborant en 1953 le fameux bout de tissus sur les plages cannoises, tout est question de courbes… François Hollande en sait quelque chose ! Dans le cadre d’un comité interministériel des ruralités, le Premier Ministre, flanqué de sa Ministre de la Santé, a souhaité poursuivre la politique de création de maisons de santé pluriprofessionnelles. « Un réseau de 798 MSP a déjà été développé« , Manuel Valls en veut 1 400 d’ici 2018. Reste à savoir si, derrière les statistiques, on augmentera (suite…)

La pauvreté dans les villes : des disparités préoccupantes

Les récentes publications de l’INSEE sur la pauvreté des métropoles françaises interroge notre modèle social. Dans les centres-villes français, le taux de pauvreté avoisine les 20% de la population alors même que les revenus y sont constitués quasiment pour moitié par des prestations sociales. En temps de crise, malgré l’embellie annoncée, la pression exercée sur les dépenses publiques risque d’exacerber davantage encore ces fractures. Une réduction du poids des dépenses publiques et sociales et le tarissement des canaux redistributifs traditionnels provoqueraient un danger menaçant le modèle de cohésion sociale français, particulièrement dans les centres de nos métropoles.

L’INSEE a publié le 1er juin dernier une étude sur la pauvreté intitulée « Un nouveau regard sur la pauvreté et les inégalités en France« . Elle rassemble pour la première fois des données sur le revenu disponible et la pauvreté monétaire à l’échelle des communes. On y apprend qu’en 2012, le taux de pauvreté est le plus élevé (entre 18 et 23%) dans le Nord et le Sud-Est (particulièrement les régions Corse, Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de-Calais), ainsi qu’en Seine-Saint-Denis où le taux de pauvreté dans ce département est de 27%, là où la moyenne nationale constatée est de 14,3%.

Lire : Piketty, Pisany et le Pape

Deuxième fait marquant : le taux de pauvreté est le plus important dans les villes-centres (19,5%), particulièrement parmi les familles monoparentales, les familles nombreuses et les ménages jeunes. Ainsi, « 77 % de la population pauvre réside dans les 230 grandes aires urbaines de métropole, dont 65 %dans les grands pôles urbains et 20 % dans l’aire urbaine de Paris. » Pour rappel, selon les données de la CNAMTS en juin 2013, l’Ile-de-France concentre 170 000 bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME) (sur 273 000 à l’échelle de la France) soit 62% des bénéficiaires. Le département de la Seine-Saint-Denis (93) concentre près de 19% des bénéficiaires de l’AME, et Paris (75) plus de 20%.

Lire : Santé à deux vitesses, la France coupée en deux ?

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Piketty, Pisani et le Pape

Les dernières publications de l’INSEE le confirment : les inégalités augmentent. Les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres : ainsi, les 40% plus modestes ont un niveau de vie qui a diminué entre -0,2% et -0,8% et les 40% plus riches ont connu une augmentation de leur niveau de vie entre +0,1% et +0,8%. Et la proportion des plus pauvres s’est accrue avec un taux de pauvreté à 14,3% (+0,3 point). 

Le Capital augmente…

C‘est le constat que porte également Thomas Piketty, dans son best seller international « Le Capital au XXIème siècle« . Mille pages bien renseignées où l’économiste français nous abreuve de chiffres et de calculs complexes. Pour lui, ce sont les 1 % de foyers les plus favorisés qui ont récupéré 11 % des richesses accumulées en 40 ans en France, 24 % au Royaume-Uni et même 47 % aux Etats-Unis. Au-delà des croissances de richesses qui enrichissent les plus riches, ce sont les tendances à venir sur la transmission du patrimoine qui inquiètent l’auteur. Piketty évoque en page 646 le dilemme de Rastignac : travailler ou …

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Patients consommateurs et consommateurs impatients

La première façon de cerner la réalité des maladies est de constater ce que les patients consomment, c’est-à-dire ce qu’ils paient pour leur santé… ou plutôt ce que paient leurs organismes d’assurance maladie.

1 – La consommation de biens er de services médicaux

a – dépenses globales de santé

Que dépensent les malades pour leur santé ? La réponse est difficile pour deux raisons :

  1. La première tient à ce qu’une partie des soins n’est pas prise en charge par un système d’assurance (public ou privé) Or, il n’est pas aisé de savoir ce que paient les gens de leur poche.
  2. La seconde tient à l’imperfection des statistiques qui rend compliqué de tracer une ligne précise entre ce qui est remboursé par les caisses d’assurance maladie, les organismes complémentaires, l’Etat, les collectivités locales…

Le rapport de la MECSS (mission d’évaluation et de contrôle des politiques de sécurité sociale) dans son rapport de juin 2008, présenté par le sénateur Vasselle souligne cette difficulté (si vous n’avez pas la migraine, vous pouvez toujours aller voir ici). Les rapports intermédiaires du Haut Conseil du Financement de la Protection Sociale (HCFi-PS novembre 2012 et juin 2013) fait un tour d’horizon complet de la situation.

Lire notre article : "rapports du HCFi : pré-shampoing avant la douche"

Dans les subtilités de la comptabilité publique, il faut distinguer :

  • La CSBM : consommation de soins et de bien médicaux
  • La DCS : la dépense courante de santé
  • La DNS : la dépense nationale de santé
  • La CTS : la dépense totale de santé

La plus utilisée est la CSBM (184 milliards d’euros en 2012). La plus réaliste est la DCS (dépense courante de soins : dépasse 240 milliards d’euros)
Quelle que soit la méthode utilisée, il faut retenir la répartition suivante qui, sur les 2 dernières décennies, montre une remarquable stabilité.

Caisses

Complémentaires

Etat et autres

ménages

CSBM %

77%

13%

1,3%

8,5%

Y-a-t-il une modification importante sur le long terme de cette répartition ?

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