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Santé connectée : faut-il craindre les robots ?







Avec 6,4 milliards d’objets déjà connectés, reliés à Internet, et 5,5 millions nouveaux appareils qui sont installés par jour (selon Gartner), l’Internet des objets (IoT) constitue une cible de prédilection pour les pirates. Le 21 octobre dernier, la société Dyn aux États-Unis en a fait les frais en essuyant une attaque qui a paralysé de nombreux sites Internet comme CNN, The Guardian, Netflix ou Twitter. Le pirate avait réussi à prendre le contrôle de 100 000 caméras. Avec l’arrivée des voitures connectées, des brosses à dents ou des bracelets connectés, la menace est prise au sérieux par l’Union Européenne qui prépare un label de sécurité européen. La HAS a publié hier un guide de recommandation pour les applis santé. Faut-il vraiment craindre les objects connectés ?

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En France, c’est l’hébergeur OVH qui a subi, mais déjoué, le même type d’attaque utilisant des objets « zombies », des caméras de surveillance. Selon la société Flashpoint, les pirates ont recours à un malware appelé Mirai qui utilise des failles de sécurité dans les objets connectés. Une fois introduit, le pirate a le contrôle total du terminal et peut ainsi constituer un réseau de « zombies » prêts à passer à l’attaque. En cause notamment, un éditeur de logiciels et fabricant d’électronique chinois, XiongMai Technologies. Des éléments électroniques utilisés par divers fabricants d’objets connectés ne disposant que d’un login et mot de passe de série (de type root ou admin). Hélas, les constructeurs font le minimum en sécurité sur les objets connectés qu’ils produisent et qui se retrouvent de plus en plus nombreux autour de nous. Pourtant, ces objets sont capables de nous filmer, de transmettre des données personnelles voire de contrôler d’autres objets domotiques.

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Le code source d’un des codes malveillants utilisé pour compromettre ces objets connectés ayant été publié et diffusé sur internet, il est à craindre que ces attaques soient de plus en plus massives.

Si la France est dans le Top10 des pays dans le monde où la cybercriminalité est la plus active, la nouvelle menace de l’Internet des objets inquiète beaucoup plus.

Les hôpitaux, cibles de choix pour les ransonwares

Déjà en décembre 2015, l’ENISA, l’Agence Européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information, avait publié un rapport où elle alertait de ces risques largement « sous-estimés » (p.16) de l’écosystème IoT. Selon un sondage, 43% des Français utilisent des objets connectés dans leur vie…

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À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.

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