Politique

À Colomiers, Marisol Touraine défend son maigre bilan

Faute d’université d’été du PS, prévue à Nantes et annulée pour des raisons de sécurité, c’est à Colomiers, en proche banlieue toulousaine, que s’est tenu, ce lundi 29 août, un meeting socialiste autour de la République. L’occasion de resserrer les troupes autour de Hollande. Marisol Touraine, notre Ministre de la Santé, était de la partie et n’a pas mâché ses mots contre la droite. Elle avait annoncé la couleur dans un entretien au JDD la veille : la campagne de Nicolas Sarkozy, « c’est « no limit » sur le populisme, il parie sur le déclinisme, le pessimisme. Son programme est anxiogène, destructeur sur le plan social. Il remet en cause des pans entiers de notre modèle social : déremboursements généralisés, recul de l’âge légal de départ à la retraite, mise à bas du code du travail.« 

Le lieu était-il bien choisi ?

Déjà, la veille, Jean-Luc Mélenchon avait prononcé un discours à Toulouse, à l’issue de l’université d’été du Parti de Gauche. La CGT avait d’ailleurs été offusquée de ce choix : à quelques encablures de Toulouse, Colomiers était la ville de Georges Séguy, ancien secrétaire général du syndicat de 1967 à 1982 et décédé le 13 août dernier. Cédric Caubère, responsable de la CGT31, dans une lettre ouverte au Premier Ministre, avait jugé cette arrivée comme « une provocation indécente« .

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La santé, parent pauvre des présidentielles

Éditorial de la 365 C‘était en 1982. La dernière fois que les partenaires sociaux ne se sont pas entendus pour négocier une nouvelle convention d’assurance-chômage, c’était sous Pierre Bérégovoy alors Ministre des Affaires Sociales : Yvon Gattaz président des patrons avait claqué la porte. Le gouvernement avait du arbitrer lui-même pour renflouer le déficit du régime. Aujourd’hui, de père en fils, l’histoire semble se répéter. Mais à moins d’un an de l’élection présidentielle, le risque politique est trop important pour que le gouvernement bouge le petit doigt. Pourtant l’enjeu était de taille face aux injonctions de la Commission Européenne réclamant près de 800 M€ d’économies annuelles pour l’Unedic dont les comptes accumulent 4,5 Md€ de déficit et 29 Md€ de dettes cumulées. « C’est au moment où les bons indices se multiplient et laissent même, enfin, entrevoir une (suite…)

Marisol Touraine enterre les ARS

Inaugurant la Parishealthcareweek et intervenant pour la dernière fois à Hôpital Expo, mardi 24 mai, la Ministre de la santé s’est livrée à un bilan en forme de plaidoyer pro domo de son action depuis 2012 sur le terrain hospitalier et a dénoncé, à demi-mots, les projets des candidats -potentiels ou déclarés – de l’opposition à l’élection présidentielle de 2017. Le point d’orgue de son intervention a été le service après-vente de la loi santé qui porte son nom. Selon la ministre, avec ce texte, un avenir radieux s’ouvre pour les hôpitaux, par la vertu magique des GHT, les groupements hospitaliers de territoire qui vont se mettre en place le 1er juillet prochain. Articulés autour d’un hôpital-pivot, les établissements hospitaliers ainsi associés vont pouvoir développer des projets stratégiques et médicaux territoriaux (suite…)

Quand l’État se défausse sur l’Assurance maladie pour limiter ses dérives budgétaires

La Cour des Comptes dans son rapport annuel sur le budget 2015 accuse l’État de se défausser sur l’Assurance maladie. Elle constate des transferts de compétence à hauteur de 150 M€ vers l’Assurance maladie qui « favorisent artificiellement la maîtrise des dépenses de l’État« . Ces transferts, parfois sans compensation, s’assimilent à une « débudgétisation masquée » par un État incapable de limiter la dérive des dépenses. Dans le viseur, trois transferts de charges majeurs ayant une incidence sur le périmètre du budget général : Le financement des stages extrahospitaliers des internes en médecine générale par l’assurance maladie. (140M€) Le financement de la Haute Autorité de Santé (HAS), de l’Agence Technique de l’information sur l’Hospitalisation (ATIH) et du Centre National de Gestion (CNG), (20 M€) Le financement centres de dépistage des infections sexuellement transmissibles, (suite…)

« Chic planète », le grand looping !

Titanic, Prince, Grand Prix de Paris, Antoine de Saint-Exupéry, Solar Impulse, mais quel lien peuvent-ils bien entretenir avec notre santé ? Le 22 avril 2016, jour symbolique choisi par les Nations Unies pour la cérémonie de signatures de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, notre planète célébrait la « Journée Internationale de la Terre Nourricière« . Au-delà du symbole, la cérémonie Onusienne permet, plus de quatre mois après la COP21, de maintenir l’élan suscité par Laurent Fabius et la force lumineuse de son petit marteau vert. Lire : Conférence sur le climat - épisode XXI, si j'avais un marteau. Pour chaque pays, cette signature est un pas de plus vers un engagement à changer leur comportement pour limiter la hausse de la température en deçà des 2°C. Nouveau tour de force, (suite…)

Pauvreté et minima sociaux : vers une nouvelle donne ?

Le 15 avril dernier, Manuel Valls a dressé le bilan du plan anti-pauvreté à Mantes-la-Jolie. Flanqué de Vallaud-Belkacem, Touraine, Cosse, et Rossignol, il a martelé à l’occasion que son plan n’était pas « de l’assistanat« . Quelques jours plus tard, il reçoit le rapport de Christophe Sirugue intitulé « Repenser les minima sociaux : vers une couverture socle commune ».  Enjeu majeur et marqueur de gauche, faut-il y voir une remise à plat du système ? Ou un simple effet d’annonce électorale aux conséquences désastreuses ?

Lire : Sécurité Sociale, faut-il débrancher la vieille dame ?

Le plan de lutte contre la pauvreté

Lancé en 2013, à la suite d’un comité interministériel de lutte contre l’exclusion, le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale s’attache à prévenir les ruptures professionnelles, à accompagner les personnes en difficulté et à renforcer l’action partenariale au plus près des territoires et des personnes (accès aux droits, à la culture, aux vacances, etc.). Ce plan prévoit entre autre une revalorisation du RSA de 10% sur 5 ans. Aujourd’hui, malgré l’annonce de Valls en février dernier, les départements sont asphyxiés par l’augmentation exponentielle du RSA. Le département du Nord a même décidé d’augmenter ses taxes foncières pour financer cette aide.

Lire : Croissance pauvreté et générosité.

La santé est un enjeu du plan qui recoupe les axes de la stratégie nationale de santé annoncée en septembre 2013 par la Ministre de la Santé : ainsi 10 Permanences d’Accès aux Soins de Santé (PASS) permettant de faciliter l’accès au système de santé et la prise en charge des plus démunis ont ainsi été prévues, la CMU-C et l’ACS ont été élargis. En juillet 2013, le plafond d’éligibilité a été revalorisé de 7% permettant à 600 000 personnes de plus d’en bénéficier. L’année d’après, ce sont les étudiants isolés, en rupture familiale et en situation de précarité qui pouvaient en bénéficier. Le panier de soins a également été revalorisé.

Lire : Rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse : rupture ou trompe-l'oeil ?

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Tabac : de nouveau sur la sellette

Alors que Sarkozy tire à boulet rouge sur le paquet neutre, que l’état d’urgence justifie incognito le retour du tabac dans les lycées (cf. circulaire), y compris pour les mineurs, que la Commission Européenne a refusé l’enquête de la médiatrice réclamant plus de transparence sur les relations qu’entretiennent les fonctionnaires de la Commission avec les lobbyistes du tabac, deux rapports viennent remettre de l’huile sur le feu. L’OMS durcit le ton concernant la lutte anti-tabac en souhaitant encadrer plus strictement les images de tabagisme dans les films diffusés, la Cour des Comptes quant à elle revoit la copie de la France sur sa politique fiscale du tabac. Comme le rappelait un rapport de l’OCDE, la France est l’un des 10 pays où l’on fume le plus : en 2013, 24% (suite…)

Pour l’avenir de la santé, les propositions du CNOM

Le Conseil National de l’Ordre des médecins a publié mardi 26 janvier dernier 10 propositions pour réformer le système de santé au sein d’un Livre Blanc. L’objectif est « d’alimenter le débat public et les programmes politiques des prochaines échéances électorales dans la perspective d’aboutir à la construction d’une réforme de santé ample et partagée« . 

Quand la contestation de la rue et la véhémence des Cerbères syndicalistes n’aboutissent pas, place au monde des idées. Et avouons que le document est plutôt bien ficelé : pendant 4 mois, 35 000 médecins ainsi que 4060 individus représentatif de la population française « Grand Public » interrogés en ligne, des interviews des acteurs-clé du système de santé (agences, institutionnels, Assurance maladie, complémentaires, usagers, établissements, syndicats, Ordres), une mise en page alléchante et faisant la part belle aux verbatim.
Il en ressort trois grandes priorités :

  • Simplifier l’organisation territoriale des soins avec une gouvernance partagée entre acteurs et usagers ;
  • Alléger et décloisonner l’exercice professionnel des médecins pour dégager du temps médical et renforcer la mobilité professionnelle ;
  • Ouvrir et professionnaliser la formation initiale et continue des médecins.

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Réforme territoriale de l’Etat et des ARS : le nombril du monde !

Accouchées au forceps, sept nouvelles régions ont vu le jour le 1er janvier 2016. C’est avec beaucoup de diligence que des Hauts fonctionnaires ont préparé la réorganisation des services de l’Etat dans ces régions. Lire : Cure d'amaigrissement pour nos régions ? C’est droit dans leurs bottes que les Préfets et Directeurs des nouvelles régions communiquent dans la presse quotidienne régionale pour expliquer que la réorganisation des services de l’Etat et autres administrations est bouclée. Alors aux manettes de la phase de préfiguration, c’est à coup de cravaches que ces Hauts fonctionnaires ont préparé, depuis avril dernier, la fusion des services. Il faudrait être sot pour croire que tout est achevé. Ces services ne sont qu’au début d’un long chantier où il s’agira de mettre au point des nouvelles procédures (suite…)

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