Éthique

COVID-19 : le Gouvernement soupçonné de faciliter l’euthanasie

Éditorial de la 489ème Le Chef de l’État, lors de son allocution télévisée du 16 mars dernier, se plaisait à recourir à la métaphore guerrière pour décrire la lutte collective contre le COVID-19. L’expression « nous sommes en guerre« , martelée à six reprises, a marqué les esprits. Lire : Élections municipales : le scandale sanitaire de trop ? En attendant ces « jours heureux« , ces « jours meilleurs » que nous promet Emmanuel Macron, bronzé et confiant, lors de son dernier discours télévisé, la « guerre » continue. Au moins jusqu’au 11 mai. Une guerre où il ne s’agit pas de tuer mais de préserver. Un combat contre la mort. Une guerre pour la vie. Lire : Avortement : le délit d’entrave étendu aux sites Internet Le 31 mars, une tribune publiée dans Le Monde, co-signée par des professionnels pratiquant (suite…)

Lois bioéthiques : de la controverse aux chimères

Éditorial de la 474ème Le 15 octobre dernier, dans une « atmosphère constructive et respectueuse » selon les termes du communiqué du Ministère de la Santé, le projet de loi relatif à la bioéthique a été adopté en première lecture à une large majorité : 359 pour, 114 contre et 72 abstentions. Lire : Etats généraux de la bioéthique : faut-il y croire ? Pourtant, selon l’analyse du scrutin, derrière le vote majoritaire se cache une grande diversité des votes. Sur les 304 députés de la majorité La République en Marche, 25 se sont abstenus et 8 ont voté contre. Pour les députés du groupe Les Républicains, sur les 104 membres, 15 se sont abstenus et 12 ont voté pour le texte. Dans ces partisans, derrière Maxime Minot, ouvertement à contre-courant des bancs (suite…)

Lois bioéthiques : que dit vraiment le rapport Touraine ?

Les réactions n’ont pas manqué autour de la publication du rapport de la mission parlementaire présidée par Xavier Breton (député LR), avec pour rapporteur Jean-Louis Touraine (député LREM). Dernier passage obligé avant les discussions parlementaires de révision de la prochaine loi bioéthique, ce rapport décapant mérite que l’on s’y attarde. Comme plait à la rappeler ...
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Bioéthique : un rapport parlementaire explosif

Éditorial de la 467ème Dernière étape du cycle de révision des lois de bioéthique, une mission parlementaire, présidée par Xavier Breton (député LR), avec pour rapporteur Jean-Louis Touraine (député EM), a remis le 15 janvier dernier son rapport sur un sujet attendu mais épineux. Un rapport de plus diront les mauvaises langues après celui de l’Agence de Biomédecine en janvier 2018,  des États généraux de la bioéthique en juin, du Conseil d’État en juillet, du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) en septembre, de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en octobre. Lire : Lois bioéthiques : que dit vraiment le rapport Touraine ? En tout, plus de 1600 pages à lire avec la plus grande attention pour tenter de se faire une idée sur le « monde que nous (suite…)

Pourquoi la PMA pour tous sera bientôt une réalité

Éditorial de la 457ème Ça y est. Après de longs mois de sollicitations et l’organisation d’un grand débat citoyen, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) dans un avis de 160 pages publié ce jour a rendu ses conclusions. Dans le pêle-mêle des thématiques abordées par le comité à l’occasion de la révision des lois de bioéthique, les membres se sont prononcés pour l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes naturellement fertiles. Lire : États Généraux de la Bioéthique : la PMA au menu « L’ouverture de la PMA à des personnes sans stérilité peut se concevoir, notamment pour pallier une souffrance induite par une infécondité résultant d’orientations personnelles. Cette souffrance doit être prise en compte car le recours à une technique déjà autorisée par ailleurs n’implique pas de violence dans (suite…)

États Généraux de la Bioéthique : la PMA au menu

Éditorial de la 452ème Ce jour, se tient à 14h à la Maison de la Chimie la présentation du rapport de synthèse des États Généraux de la Bioéthique qui viendra clore le cycle de consultation citoyenne initié le 18 janvier dernier sous la houlette du Pr Jean-François Delfraissy, président du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Lire : Etats généraux de la bioéthique : faut-il y croire ? Une mobilisation des citoyens apparemment importante puisque près de 30 000 personnes ont participé aux argumentaires (65 000 contributions) sur le site Internet dédié et presque 20 000 ont assisté à 250 débats organisés par les Espaces éthiques régionaux. Pour avoir une appréciation globale de l’avis des citoyens, le CCNE a auditionné 87 associations, 36 sociétés savantes, 9 groupes de courants philosophiques ou religieux, 15 institutions (suite…)

Etats généraux de la bioéthique : faut-il y croire ?

Éditorial de la 451ème C‘est en 1994 que sont adoptées en France les premières lois bioéthiques sous le Ministère d’Édouard Balladur. Simone Veil est alors la ministre des affaires sociales et de la santé. Ces trois lois posent un principe essentiel : celui de l’inviolabilité et de l’indisponibilité du corps humain. Elles ont pour objectif initial d’encadrer le « don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain » (prélèvement d’organes, transplantations, conservation et utilisation des tissus et des cellules du corps humain, assistance médicale à la procréation, don et utilisation de gamètes, consentement des individus pour le recours à une médecine prédictive ou à identification génétique). Toutefois, compte tenu de la rapidité des progrès médicaux et scientifiques, la loi de juillet 1994 a prévu sa révision au terme de cinq années d’application. Et il fallait bien un tel (suite…)

Fin de vie : l’avis du CESE favorable à une aide à mourir

Lors de sa séance plénière du 10 avril dernier, le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) a rendu un avis intitulé « Fin de vie : la France à l’heure des choix« . Un avis consultatif mais assez attendu qui a suscité de nombreuses réactions. Jean Leonetti s’estimant lui-même « consterné » par cet avis. Décryptage.

Cet avis documenté (mais orienté) revient sur l’histoire des soins palliatifs jusqu’à l’élaboration de la loi Léonetti de 2005 pour en analyser les limites et les manques.

Déjà, en 2013, l’Ordre des médecins dans un document qui avait aussi été controversé avait estimé que « la loi peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables. » (p.2).

La Haute autorité de Santé (HAS) avait néanmoins précisé les modalités de mise en oeuvre de sédation profonde et continue en mars dernier.

L' »antique » serment d’Hippocrate doit s’adapter à la société

Ainsi, si « la réglementation et les pratiques de limitation ou d’arrêt des thérapeutiques actives auraient fait l’objet au cours de la décennie écoulée d’une appropriation progressive par le corps médical, notamment lorsqu’existent des directives anticipées, des réticences persistent quant à l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition artificielles. L’association de ces pratiques à l’idée d’un échec des soins curatifs, fortement ancrée dans une certaine culture médicale française, nourrit toutefois une forte hétérogénéité entre les équipes, accentuant les inégalités face aux conditions de la fin de vie et au risque d’acharnement thérapeutique » (p.25)

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Ouverture de la PMA : comment le Gouvernement va faire passer la pilule

Hier, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a lancé ses États généraux de la bioéthique : « Quel monde voulons-nous demain ?« . Les lois bioéthiques ont été adoptées en 2011 et nécessitent un dépoussiérage. C’est d’ailleurs inscrit dans la loi : tous les 7 ans, une révision de la loi est nécessaire avec, au préalable, l’organisation d’un débat public sous forme d’états généraux par le Comité Consultatif National d’Ethique. Une formalité pour le Gouvernement pour faire passer la PMA en douceur ?

Selon le communiqué de presse du CCNE, « seront ainsi au cœur des débats des domaines où les progrès scientifiques et technologiques ont été constants ou qui ont émergé ces dernières années (Reproduction, développement embryonnaire, cellules souches ; Génétique et génomique ; Dons et transplantations d’organes ; Intelligence artificielle et robotisation ; Données de santé ; Neurosciences ; Santé et environnement…) mais aussi des domaines où les opinions de la société ont pu évoluer et qui interrogent de façon directe la société que l’on souhaite pour demain (Procréation (PMA, GPA…) ; Fin de vie…)« 

Lire : « PMA pour toutes » : l’épineuse question que tranchera Macron

Des questions sociétales que le Gouvernement essaie de cacher sous le tapis pour éviter de répéter l’épisode de contestation de la Manif pour Tous. Promesse du candidat Macron, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux personnes autres qu’hétérosexuelles, promise par François Hollande durant la campagne de 2012, a finalement été évité puis écarté par le quinquennat précédent, déjà fortement plombé par l’épisode du mariage pour tous, instauré le 17 mai 2013.

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Fin de vie : Donald Trump et le Pape François au secours de la vie

Éditorial de la 415ème En France, l’affaire Vincent Lambert, du nom de ce patient « en état de conscience minimale« , dont l’arrêt ou non des soins déchire sa famille depuis près de dix ans, revient devant le Conseil d’État qui réexamine aujourd’hui même la question. Le rapporteur public privilégie ainsi de « recommencer la procédure depuis le début« . Le Conseil d’État avait déjà rendu une décision en 2014 de suspension des soins, validée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Il  est de nouveau saisi par les parents du patient qui demandent l’invalidation de la décision d’arrêter les soins prise par la Cour administrative d’appel de Nancy en juin 2016. La juridiction devra rendre ses conclusions d’ici la fin du mois. Lire : Fin de vie : le Conseil Constitutionnel conforte (suite…)

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